mardi 26 août 2008

NPAL

Certaines partent en vacances avec leur PAL. Soit Pile A Lire. De bouquins, hein, y'a pas assez à lire sur une alcaline AAA, même sur une grosse rechargeable.

Comme je suis trèèèèèès organisée, et que j'ai circulé en train avec deux jeunes enfants et une valise pour les trois, et mission de me démerder avec le tout, j'ai fait léger. Pas de PAL. Pas même un bouquin. Rien, nada.

Je trouve les livres là où ils sont, sur les étagères des maisons hôtes, et dans les librairies. Ca permet d'ailleurs parfois d'offrir aux libraires l'occasion de tours de force prouvant leur culture. Par exemple, il y a deux ans, je débarque dans une librairie : je ne connais pas le titre, ni l'éditeur, oublié le nom de l'auteur. Faciiiiiiiile! Mais je me souviens du prénom , Pierfrancesco, prénom lu avec le reste dans un portrait de Libé des derniers mois. Bon, facile, là, non? Non. C'était pas le bon prénom. Une libraire venait de se taper tous les Pierfrancesco d'Electre, et s'arrachait les cheveux quand elle demanda à un collègue, qui avait lu le même Libé que moi. A tout seigneur, tout honneur, il s'agissait de Piergiorgio Di Cara (Pidgi pour les intimes), l'âme à l'épaule, chez Métaillié, et c'était à la librairie Privat de Lorient.

di_cara

Très bon Di Cara, au demeurant. J'aime beaucoup de que je connais du polar italien en général, c'est à dire pas grand chose, Fois, Camillieri, Di Cara, donc.

Grand Chéri m'a rapporté un polar du supermarché, me voyant toute perdue sans rien à lire. Même les magazines, lus. J'aurais pu apprendre par coeur l'imagier des chevaliers de Petit Chéri.

Je n'avais jamais entendu parler de Giancarlo de Cataldo. Seule Anna Mouglalis en couverture me semblait familière. L'épaisseur (727 p.) de l'ouvrage était de bon augure, ainsi que les remerciements à Di Cara de l'auteur, comme lui de la partie. Pas flic, mais juge, pas sicilien mais romain.

cataldo

Grandeur et décadence d'une bande de truands romains, leur conquête de la Ville de 1977 à 1992. Leurs bien faibles adversaires, un juge et un flic. Je n'ai pas décroché. J'ai veillé. J'ai négligé mes Chéris divers et variés. Je me suis enfermée dans la chambre, lu en voiture (en même temps, vu la météo, c'était ce que j'avais de mieux à faire)! Je résume: lisez ça, c'est fantastique. Construction, écriture soutiennent l'intrigue dans une fluidité toute cinématographique, avec l'histoire italienne en toile de fond.

Voici d'ailleurs la BO du film, que je trouve assez fidèle à l'esprit du livre.

En creusant un peu, je vois que de Cataldo aussi est dans l'écurie Métaillié. Comme Liana Lévi, ce sont de bons découvreurs. Puis ils passent la main au Seuil pour toucher plus de monde en poche et en Points.

P.S.: les images sont toutes petites. Elles viennent de fnac.com. La prochaine fois, j'irai les prendre chez Amazon, mais là le courage me manque de les remplacer.

P.P.S.: il paraît que mon futur boss aime le polar. Je lui ai même cité di Cara en entretien. L'aura-t-il lu cet été?

Posté par dojam à 22:39 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur NPAL

    je ne connais aucun des auteurs..; je note, je note, pour ma prochaine virée. mais là, ma table de chevet croule sous les derniers achats

    Posté par Malla, mercredi 27 août 2008 à 19:41 | | Répondre
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